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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 104/1 - 2011  - pp.42-48  - doi:10.1007/s13149-010-0077-5
TITRE
Lesméningites purulentes dans la région deMonastir, Tunisie (1999–2006): aspects bactériologiques et état de résistance aux antibiotiques

TITLE
Acquired bacterial meningitis in Monastir region, Tunisia (1999–2006): bacteriological aspects and susceptibility patterns

RÉSUMÉ

L’objectif de cette étude était d’analyser la distribution des bactéries responsables de méningite purulente et le profil de résistance des espèces courantes à l’hôpital universitaire de Monastir (Tunisie). Tous les cas de méningite bactérienne bactériologiquement confirmés ont été enregistrés entre 1999 et 2006 et analysés par des méthodes classiques spécifiques de la méningite. Deux cent cinquante-trois souches ont été isolées. Les espèces les plus fréquentes étaient Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae, Klebsiella pneumoniae, suivies par Escherichia coli et Neisseria meningitidis, avec respectivement 19,4; 13,8; 13,8; 7,1 et 6,3 % des cas. Leur distribution selon l’âge des patients était conforme aux données de la littérature. La distribution annuelle de ces bactéries n’a montré aucun pic épidémique. Les entérobactéries et les streptocoques du groupe B étaient les germes pathogènes les plus souvent identifiés dans la méningite néonatale. H. Influenzae était le micro-organisme prédominant chez les enfants de trois mois à cinq ans (36,3 %), suivi par S. Pneumoniae (28,8 %). S. Pneumoniae était la principale bactérie, responsable de 47 % des cas, chez les enfants de plus de cinq ans. 38,8 % des souches de S. pneumoniae étaient moins sensibles à la pénicilline. Les taux de résistance à l’amoxicilline et au céfotaxime étaient de 4,1 % dans les deux cas. Une seule souche de N. Meningitidis (6,2 %) présentait une sensibilité réduite à la pénicilline. 22,9 % des souches de H. Influenzae produisaient la β-lactamase. Le taux de résistance des entérobactéries aux céphalosporines de troisième génération était de 25 %. Dans notre étude, le taux de méningites nosocomiales était de 24,4 %. Les services les plus touchés étaient ceux de neurochirurgie, de pédiatrie et de soins intensifs. La prévalence croissante des méningites à pneumocoques faiblement sensibles à la pénicilline G rend difficile une prise en charge thérapeutique adéquate.



ABSTRACT

The aim of this study was to analyze the distribution of bacteria responsible for purulent meningitis and the pattern of resistance of common species in the University Hospital of Monastir (Tunisia). All bacteriologically confirmed cases of bacterial meningitis were recorded between 1999 and 2006, and have been analyzed by classic bacterial methods advocate for meningitis. Two hundred fifty three strains have been isolated. The most frequent species were Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae, and Klebsiella pneumoniae, followed by Escherichia coli and Neisseria meningitides with 19.4, 13.8, 13.8, 7.1, and 6.3% of cases, respectively. Their distribution with regard to age was in accordance with literature data. The yearly distribution of these bacteria did not show any epidemic peak. Enterobacteriaceae and group B Streptococcus were the most frequently identified pathogens in neonatal meningitis. H. Influenzae was the predominant microorganism in children between three month and five years of age (36.3%), followed by S. Pneumoniae (28.8%). S. Pneumoniae was the predominant bacteria responsible for 47% of the cases over five years of age. 38.8% of S. Pneumoniae strains were less susceptible to penicillin. Resistance rates for amoxicillin and cefotaxime were 4.1%, respectively. Only one strain of N. meningitidis (6.2%) presented a decreased susceptibility to penicillin. 22.9% of H. Influenzae strains produced β-lactamase. The resistance rates of Enterobacteriaceae to third generation cephalosporins were 25%. In our study, nosocomial meningitis have shown a rate of 24.4%. The most affected service was neurosurgery, pediatrics, and intensive care units. The increasing prevalence of pneumococci meningitis with reduced sensitivity to penicillin G strains isolated from meningitis makes adequate therapeutic management difficult.



AUTEUR(S)
A. BEN HAJ KHALIFA, M. MASTOURI, H. BEN ABDALLAH, S. NOOMEN, M. KHEDER

Reçu le 15 janvier 2010.    Accepté le 22 juin 2010.

MOTS-CLÉS
Méningite purulente, Épidémiologie, Sensibilité aux antibiotiques, Hôpital, Tunisie, Maghreb, Afrique du Nord

KEYWORDS
Purulent meningitis, Epidemiology, Susceptibility antibiotic, Hospital, Tunisia, Maghreb, Northern Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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