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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 105/1 - 2012  - pp.23-29  - doi:10.1007/s13149-011-0202-4
TITRE
Pratiques agricoles et épidémiologie du paludisme en zone soudano-sahélienne du Cameroun

TITLE
Agricultural activities and epidemiology of malaria in Soudano-Sahelian zone in Cameroon

RÉSUMÉ

Une étude comparative a été réalisée sur la dynamique de la transmission du paludisme dans le village de Mokolo-Douvar, situé en zone rurale d’agriculture traditionnelle, et celui de Gounougou, zone rizicole irriguée, en 2004, en août et novembre, et en 2006, en mai et octobre, dans l’objectif de mesurer le comportement des vecteurs, le taux d’inoculation entomologique (TIE) et la prévalence du paludisme au sein d’une cohorte d’enfants âgés de 0 à 15 ans. Les moustiques ont été collectés par deux méthodes de capture complémentaires: la capture nocturne sur volontaires humains et la capture diurne au pyrèthre. Un total de 5 961 moustiques ont été collectés au cours de cette étude. Les anophèles collectés étaient: Anopheles gambiae s.s, Anopheles arabiensis, Anopheles funestus, Anopheles pharoensis, Anopheles rufipes, Anopheles ziemanni et Anopheles squamosus. A. arabiensis était l’espèce majeure (56,2 %) et le vecteur majeur du paludisme dans les deux sites, suivi d’A. funestus (32,6 %). Le TIE était élevé dans la zone rizicole de Gounougou (1,42 piqûres infectées par homme par nuit [pi/h/n]), tandis qu’en zone non irriguée de Mokolo-Douvar, le TIE était bas en saison des pluies (0,245 pi/h/n). À Gounougou, un total de 655 enfants ont été examinés. L’indice plasmodique (IP) moyen était de 21,1 %. Il en résulte que les changements intervenus dans l’exploitation rizicole irriguée et la mise en place des barrages ont influencé la dynamique de la transmission du paludisme, d’où la nécessité de prendre des mesures de contrôle facilement adaptables à l’environnement éco-épidémiologique de la région.



ABSTRACT

We have comparatively studied the dynamics of malaria transmission in the villages of Mokolo-Douvar located in the rural area with traditional agriculture and Gounougou irrigated rice area, in 2004 August and November and 2006 May and October, to assess vectors biting habits, and malaria inoculation rate and malaria parasite prevalence in cohort of children from 0 to 15 years. Mosquitoes were collected by landing catches on volunteers and by pyrethrum spray collections. A total of 5961 Anopheles were collected. Seven Anopheles species were identified: Anopheles gambiae s.s., Anopheles arabiensis, Anopheles funestus, Anopheles pharoensis, Anopheles rufipes, Anopheles ziemanni and Anopheles squamosus. A. arabiensis was the major species (56.2%) and the main malaria vector in both study sites, followed by A. funestus (32.6%). Malaria transmission was high in the irrigated area of Gounougou (1.42 infection bites per man per night) whereas in the non-irrigated zone of Mokolo-Douvar, it was below detection level during the rainy season (0,245 ib/h/n). In Gounougou, a total of 655 children were examined. The mean plasmodic index was 21.1%. Our findings confirm that changes in irrigated rice agriculture influence malaria transmission dynamics, and call for control measures that are readily adapted to local eco-epidemiological settings.



AUTEUR(S)
J. ATANGANA, A. FOMENA, J. Lebel TAMESSE, E. FONDJO

Reçu le 21 janvier 2011.    Accepté le 16 août 2011.

MOTS-CLÉS
Paludisme, Taux d’inoculation entomologique, Gounougou, Mokolo-Douvar, Anophèles, Indice plasmodique, Zone rizicole irriguée, Cameroun, Afrique intertropicale

KEYWORDS
Malaria, entomological inoculation rate, Gounougou, Mokolo-Douvar, Anopheles species, Plasmodic index, Irrigated rice area, Cameroon, Sub-Saharan Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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