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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 103/5 - 2010  - pp.323-326  - doi:10.1007/s13149-010-0047-y
TITRE
Résurgence des épidémies de fièvre jaune en Côte-d’Ivoire

TITLE
Resurgence of yellow fever epidemics in Côte-d’Ivoire

RÉSUMÉ

La résurgence des épidémies de fièvre jaune en Côte d’Ivoire représente un problème de santé publique. Nous nous proposons de décrire cette maladie à travers le Système d’alerte précoce (SAP) de l’Institut national d’hygiène publique (INHP). Les données ont été collectées durant sept ans (2001 à 2007) à partir des fiches de notification, registres et rapports d’activités. Voici nos principaux résultats: 1) nous avons relevé 1 468 cas suspects dont 41 confirmés; le taux de mortalité était de 17,07 % parmi ces derniers; 2) la plupart des cas de fièvre jaune ont été recensés entre 2001 et 2007; 3) 83 % des cas confirmés de fièvre jaune avaient plus de 15 ans, ce qui peut être expliqué par l’absence d’immunité à cet âge; 4) une recrudescence des as a été observée durant la saison des pluies (juin/juillet et septembre/octobre) et le principal vecteur était Aedes aegypti; 5) l’analyse des données a révélé un niveau moyen de 79 % pour la complétude et de 57 % pour la promptitude des données de notification; ces taux étaient inférieurs aux données de l’OMS; 6) le délai moyen de riposte post-épidémique était de 31 jours. La riposte tardive observée (31 jours, en moyenne) était principalement liée à des difficultés dans l’approvisionnement en vaccins. Le renforcement de la surveillance épidémiologique, la prévention (vaccination de masse) et les mesures d’hygiène et de nettoyage sont essentiels pour faire baisser l’évolution de cette maladie.



ABSTRACT

Resurgence of yellow fever epidemics in Côted’Ivoire remains a major problemof public health. To describe this disease through the early alarm system of National Institute of Public Hygiene (NIPH) is convenient to us. This is a cross-sectional study with descriptive aiming, which proceeded with epidemiological surveillance service of NIPH. The data were collected over 7 years (from 2001 to 2007), starting from the cards of notification, reports, and registers of the service. The main findings of our study are that: 1) we listed 1468 suspect cases including 41 confirmed and the lethality rate was 17.07% among the confirmed cases; 2) most cases of yellow fever were recorded between the years 2001 and 2007; 3) confirmed cases of yellow fever were above 15 years old in 83% of cases. This could be explained by absence of immunization during this age period; 4) recrudescence of cases was observed during the rainy season (June–July and September–October) and the principal vector was Aedes aegypti; 5) data analysis revealed a mean level of 79% for completude and 57%for promptitude of notification; these rates are inferior to WHO norms and; 6) average time of vaccine response post-epidemic was 31 days. Late response is due to difficulties in supplying vaccines. Reinforcement of epidemiological surveillance, prevention by mass immunization, and measurements of hygiene and cleansing are essential to slow down the evolution of this disease.



AUTEUR(S)
H. ATTOH-TOURÉ, N.S. DAGNAN, J. TAGLIANTE-SARACINO

Reçu le 5 novembre 2009.    Accepté le 12 janvier 2010.

MOTS-CLÉS
Aedes aegypti , Fièvre jaune, Épidémie, Surveillance épidémiologique, Côte-d’Ivoire, Afrique intertropicale

KEYWORDS
Aedes aegypti , Yellow fever, Epidemic, Epidemiological surveillance, Côte-d’Ivoire, Sub-Saharan Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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