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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 103/5 - 2010  - pp.317-322  - doi:10.1007/s13149-010-0074-8
TITRE
Épidémiologie des bilharzioses humaines en Mauritanie. L’exemple de la rive droite du fleuve Sénégal

TITLE
Epidemiology of human schistosomiasis in Mauritania. The right bank of the Senegal River as model

RÉSUMÉ

Afin d’évaluer la transmission des bilharzioses humaines sur la rive mauritanienne du fleuve Sénégal, des examens parasitologiques par la méthode de Kato-Katz et la technique de filtration des urines ont été effectués chez 1 259 écoliers dans six localités réparties le long de la rive droite du fleuve Sénégal. L’indice parasitaire (IP) moyen de S. haematobium a été de l’ordre de 29,0, 25,9 et 34,3 % respectivement chez les écoliers de la basse, moyenne et haute vallée. La présence de S. mansoni n’a été notée que chez les enfants de la basse vallée où un IP moyen de 21,5 % a été noté. Les prospections malacologiques effectuées au niveau des points d’eau de chaque site ont mis en évidence la présence de B. pfeifferi, B. truncatus, B. forskalii, B. umbilicatus, B. globosus, et B. senegalensis. Les trois dernières espèces sont signalées pour la première fois sur la rive mauritanienne du fleuve Sénégal. Les infestations expérimentales ont confirmé le rôle de B. senegalensis et B. globosus dans la transmission de S. haematobium. Cependant, une incompatibilité entre les souches oasiennes de S. haematobium et les mollusques de la basse vallée a été notée. Dans la moyenne et haute vallée, l’infestation des enfants a lieu pendant la saison des pluies, avec la création des mares temporaires. Par contre, dans le delta et la basse vallée, la transmission des bilharzioses semble être continue, notamment dans les villages des mares permanentes.



ABSTRACT

A study was performed to determine the transmission and prevalence of human schistosomiasis in the Mauritanian side of the Senegal River basin. Parasitological investigations by Kato-Katz and urine filtration conducted on 1,259 school children indicated a mean prevalence of S. haematobium—29.0%, 25.9% and 34.3%, respectively, in the children of the lower, middle and high valley. Only the school children of the lower delta valley were infected by S. mansoni with a mean prevalence rate of 21.5%. The malacological investigations carried out in the water points of each visited village highlighted the presence of B. pfeifferi, B. senegalensis, B. globosus, B. umbilicatus, B. truncatus and B. forskalii. The last three species are announced for the first time in the Mauritanian side of the Senegal River. The laboratory snail infection experiments indicate that B. senegalensis and B. globosus are the most important intermediate hosts for S. haematobium in the Mauritanian side of the Senegal River basin. However, an incompatibility between the oasis strains of S. haematobium and the snails of the lower valley was noted. In the middle valley and high valley, the infection of the school children takes place during the rainy season, because of the creation of the temporary water points, in the lower valley; the transmission seems to be continuous.



AUTEUR(S)
M. OULDABDALLAHI, M. OULDBEZEID, C. DIOP, E. DEM, K. LASSANA

Reçu le 8 mars 2010.    Accepté le 11 mai 2010.

MOTS-CLÉS
Épidémiologie, Bilharzioses humaines, Barrage de Diama, Breune, Toungene, Sarandogou, Djewol, Wompou, Ghabou, Rive droite du fleuve Sénégal, Mauritanie, Afrique intertropicale

KEYWORDS
Epidemiology, Human schistosomiasis, Diama dam, Breune, Toungene, Sarandogou, Djewol, Wompou, Ghabou, Senegal river basin, Mauritania, Intertropical Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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