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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 105/2 - 2012  - pp.130-136  - doi:10.1007/s13149-012-0229-x
TITRE
Prise en charge du VIH/sida et migrations internationales dans le district rural de Nanoro, Burkina Faso

TITLE
HIV/AIDS care and international migrations in the rural district of Nanoro, Burkina Faso

RÉSUMÉ

Dans le cadre du passage au stade du traitement antirétroviral (TARV), l’étude vise à identifier les caractéristiques et les difficultés du suivi sous TARV des patients VIH/sida burkinabés migrants rentrés au pays. Entre janvier 2007 et août 2011, l’hôpital du district rural de Nanoro, dans le centre-ouest du Burkina Faso, a suivi 437 patients VIH/sida adultes. Les migrants de retour étaient 139/437 (31,8 %), dont 108/139 (77,7 %) rentrés pour se soigner, car émigrés dans des zones de forêt peu couvertes par des structures de santé. Les patients aux stades cliniques OMS III et IV étaient 113/139 (81,3 %) parmi les migrants et 181/298 (60,7 %) parmi les résidents (p<0,01). Pour 100 patients/an mis sous TARV, les transferts vers d’autres structures étaient de 25,5 % parmi les migrants (dont 91,4 % vers l’étranger) et de 5,7 % parmi les résidents (p<0,01); les décédés et perdus de vue étaient 21,8 % parmi les migrants et 8,5 % parmi les résidents (p<0,05). Pour les migrants, l’accès au dépistage et aux soins semble retardé. La fréquence élevée de transferts vers l’étranger rend nécessaire un renforcement de la coopération sanitaire entre les pays africains.



ABSTRACT

West African Countries account for almost half of the estimated 20 000 000 international migrants in the continent. In the frame of the scaling up of HAART, our study aims to identify specific features and constraints of access to care for HIV migrant patients returning to Burkina Faso. From January 2007 to August 2011, the Nanoro District Hospital, serving a rural area in the Centre-West of Burkina Faso, followed 437 HIV/AIDS adult patients. Migrants were 139/437 (31.8 %), of whom 108/139 (77.7 %), declared they returned to Burkina Faso to seek care, because the area they migrated to did not offer specific HIV health assistance. At baseline, 113/139 (81,3 %) migrants and 181/298 (60,7 %) residents were in WHO clinical stages III or IV (p< 0.01). For every 100 patients/ year under HAART, 25.5 migrants (91.4 % of whom to foreign countries) and 5.7 Burkina residents were transferred to other centers (p<0.01). 21.8 migrants and 8.5 residents were dead or lost to follow up (p<0.05). For migrant patients, access to HIV screening and care seems to be delayed. The high frequency of migrants under HAART working abroad requires an improved cooperation among the health systems of the African Countries.



AUTEUR(S)
B. AUTINO, S. ODOLINI, H. NITIEMA, D. KIEMA, A. MELZANI, V. PIETRA, M. MARTINETTO, M. BETTINZOLI, J. SIMPORE, G. SULIS, E. FOCÀ, F. CASTELLI

Reçu le 15 décembre 2011.    Accepté le 28 février 2012.

MOTS-CLÉS
Migrations internationales, Traitement antirétroviral, VIH/sida, coopération sanitaire interétatique, Nanoro, Burkina Faso, Afrique de l’Ouest, Côte d’Ivoire, Afrique intertropicale

KEYWORDS
International migrations, Antiretroviral treatment, HIV/AIDS, Interstate cooperation in health, Nanoro, Burkina Faso, West Africa, Côte d’Ivoire, Subsaharan Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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