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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 105/3 - 2012  - pp.179-183  - doi:10.1007/s13149-012-0239-8
TITRE
Évaluation de la disponibilité et l’utilisation du sérum antivenimeux dans le district de Bamako, Mali, Afrique de l’Ouest

TITLE
Assessment of the availability and use of antivenom in the district of Bamako, Mali, West Africa

RÉSUMÉ

Le but de ce travail est de décrire les difficultés liées aux problèmes de ravitaillement et d’utilisation du sérum antivenimeux (SAV) dans le district de Bamako. Une étude rétrospective sur cinq ans (janvier 1998 à décembre 2002) et une interview des responsables des différentes structures ont été menées. Deux grossistes importateurs de produits pharmaceutiques, 20 pharmacies officines privées et deux pharmacies hospitalières ont été inclus pour avoir disposé de SAV. Une enquête de conduite pratique a été menée au niveau de 37 centres de santé communautaire (CSCOM) et quatre centres de santé de référence pour avoir mené des prestations durant la période de l’étude. Au total, 3 318 doses d’antivenin ont été commandées, dont 84,4 % par la pharmacie populaire du Mali (PPM), structure étatique, et 15,6 % par Laborex, structure privée. Il y a eu rupture de stock en 1999. Trois types de SAVont été commandés: le polyvalent IPSER Afrique (1 200 doses, soit 36,2 %), le FAV Afrique (318 doses, soit 9,6 %) et le Sii polyvalent antisnake venom serum (1 800 doses, soit 54,2 %). Les commandes de la PPM ont porté sur IPSER Afrique (Pasteur Mérieux Sérum & Vaccins) et Sii polyvalent anti-snake venom serum (Serum Institute of India) et celles du Laborex ont été IPSER Afrique et Fav Afrique (Aventis Pasteur). Les pharmacies privées ayant effectué au moins une commande de SAV étaient de 54,3 %. La PPM aurait perdu par péremption 50 % d’une commande de 2 000 doses effectuées en 1996. Les pharmacies distributrices ont eu un taux de péremption de 3,6 %. Les prix ont varié selon le type de SAVet le lieu de vente. Le coût était de 19 440 F CFA (29,6 euros) à 35 000 F CFA (53,4 euros) pour l’antivenin de Sii et 50 200 (76,5 euros)-63 000 F CFA (96,1 euros) pour le FAV Afrique. Au niveau des CSCOM, 59,5 % des prescripteurs ignoraient les indications et les modes d’administration adéquate du SAV; 32,3 % ne connaissaient pas le SAVet 30,9 % doutaient de son efficacité dans le traitement des envenimations par morsure de serpents.



ABSTRACT

The aim of this study is to describe the difficulties related to problems of supply and use of antivenom serum (SAV) in the district of Bamako. A retrospective study over a span of five years (January 1998–December 2002) and an interview with the staff of various facilities were conducted. The study included 2 wholesalers of pharmaceuticals, 20 private pharmacies, and 2 hospital pharmacies as they were involved in antivenom trades. A market-driving ability survey of driving practice was conducted in 37 community health centers (CHCs) and 4 dispensaries because they performed antivenom treatments during the study period. A total of 3,318 doses of antivenom were bought, including 84.4% by the People Pharmacy of Mali (PPM), a public organization, and 15.6% by Laborex, a private company. These were out of stock in 1999. Three kinds of SAV were ordered: the polyvalent IPSER Africa (1,200 vials or 36.2%), FAV Africa (318 vials or 9.6%), and Sii anti-snake venom polyvalent serum (1,800 vials or 54.2%). Orders from PPM involved IPSER Africa (Pasteur Mérieux Serum & Vaccines) and Sii anti-snake venom polyvalent serum (Serum Institute of India), and those from Laborex involved IPSER Africa and FAVAfrica (Aventis Pasteur). Onehalf of private pharmacies (54.3%) had made at least one order of SAV. The PPM lost 50% of 2,000 vials of SAV in 1996 due to the expiration of vials that were bought. Private pharmacies lost 3.6% of stocks due to expiration. Prices varied depending on the type of service and the point of sale. Costs of vials were 19,440–35,000 CFA francs (29.6–53.4 euros) for Sii antivenom and 50,200–63,000 CFA francs (76.5–96.1 euros) for FAV Africa antivenom. In CHCs, 59.5% of prescribers were unaware of the indications and methods of proper administration of the SAV, 32.3% ignored the existence of SAV, and 30.9% were skeptical about its effectiveness in treatment of envenomation by snakebite.



AUTEUR(S)
B.S. I. DRAMÉ, M. DABO, N. DIANI, B. CISSÉ

Reçu le 29 septembre 2011.    Accepté le 21 février 2012.

MOTS-CLÉS
Morsure de serpent, Envenimation, Sérum antivenimeux, Partenariat privé-publique, Hôpital, Bamako, Mali, Afrique intertropicale

KEYWORDS
Snakebite, Envenomation, Antivenom, Public-private partnership, Hospital, Bamako, Mali, Sub-Saharan Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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