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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 107/2 - 2014  - pp.106-109  - doi:10.1007/s13149-014-0337-x
TITRE
La cryptococcose neuroméningée au cours de l’infection à VIH à Bangui, à l’ère du traitement antirétroviral

TITLE
Cryptococcal neuromeningitidis in HIV-infected patients in Bangui, in the era of antiretroviral treatment

RÉSUMÉ

La cryptococcose neuroméningée est la plus fréquente des infections mycosiques méningées au cours du VIH/sida. Elle constitue la deuxième affection opportuniste du système nerveux central. Les auteurs rapportent les résultats d’une étude rétrospective de 122 cas de cryptococcose neuroméningée observés en quatre ans, à Bangui en République centrafricaine à l’ère où le traitement antirétroviral est devenu accessible, correspondant à une prévalence de 6,5 %. Ces infections survenaient plus fréquemment chez les sujets de sexe féminin, et chez des patients dont l’âge moyen était de 35 ans avec des extrêmes allant de 18 à 69 ans. Les signes cliniques fréquemment rencontrés étaient les céphalées (98,3 %), la fièvre (95,0 %), l’altération de l’état général du patient (86,7 %) et la raideur méningée (85,9 %). Des cas de comorbidité avec la tuberculose, la candidose digestive, les pneumonies bactériennes et la maladie de Kaposi ont été notés. L’examen du liquide céphalorachidien montrait une cytorachie basse et même normale dans 12,2 % des cas. L’examen à l’encre de Chine a contribué au diagnostic dans 97,5 % des cas, et la culture réalisée chez 74 patients était dans tous les cas positive. Elle a permis de poser le diagnostic chez trois patients dont l’examen à l’encre de Chine était négatif. La numération des lymphocytes CD4 était inférieure à 100/mm3 dans 97,7 % des cas. La létalité était de 66,4 %, influencée négativement par une numération des CD4 < 50/mm3 et l’absence du traitement antirétroviral. Malgré la mise en place d’un programme national d’accès au traitement antirétroviral devant faire infléchir la fréquence des infections opportunistes dont la cryptococcose neuroméningée, cette affection reste toujours présente. Le polymorphisme clinique de cette affection impose un diagnostic précoce afin d’éviter une prise en charge tardive corollaire d’une mortalité très élevée comme nous l’avons observée.



ABSTRACT

The cryptococcal neuromeningitis is the most common fungal meningitis infections in the course of HIV/AIDS. This is the number two of opportunist infection of the central nervous system. The authors post the outcomes of a retrospective study conducted related to 122 cases of cryptococcal neuromeningitis observed over for four years ago, in Bangui in the Central African Republic, this at time when antiretroviral treatment has been avaible, corresponding to a prevalence of 6.5%. These infections very aften occur more in female folk, and to patients whose average age is 35 years old, ranging from 18 to 69 years old. The clinical symptoms often found had been headache (98,3.%), fever (95.0%), the impairing of the overall condition of the patient (86.7%) and neck stiffness (85.9%). It makes sense to notice that comorbidity case alowgwith tuberculosis, intestinal candidiasis, bacterial pneumonia and Kaposi’s diseases were found out. The screening of the cerebrospinal fluid showed a sound cell count and even low count in 12.2% of cases. Direct examination of cerebrospinal fluid with India ink helps in diagnosis of 97.5% of cases, and the culture carried out from 74 patients was in any case positive. This culture allowed the diagnosis of three patients whose examination along side with India ink has been negative. The CD4 cell count was less than 100/mm3 in 97.7% of cases. The rate of the fatality cases has been 66.4%, it has been badly impacted by a CD4 count <50/mm3 and the lack of antiretroviral therapy. Despite the establishment of a national antiretroviral treatment program to do influence the frequency of opportunistic infections whose cryptococcal neuromeningitis, this condition is still present although it is declining. The clinical variability of this disease requires early diagnosis to avoid delayed treatment corollary of a very high mortality as we have observed.



AUTEUR(S)
E. GBANGBA-NGAI, V. FIKOUMA, C.D. MOSSORO-KPINDE, G. TEKPA, J.O. OUAVENE, D.S. A. YANGBA MONGBA, P. MBELESSO

Reçu le 4 août 2012.    Accepté le 23 décembre 2013.

MOTS-CLÉS
Cryptococcus neoformans, Cryptococcose neuroméningée, Traitement antirétroviral, Amphotéricine B, Fluconazole, VIH, Hôpital, Bangui, République centrafricaine, Afrique intertropicale

KEYWORDS
Cryptococcus neoformans, Cryptococcal neuromeningitis, Antiretroviral treatment, Amphotericine B, Fluconazole, HIV, Hospital, Bangui, Central African Republic, Sub-Saharan Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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