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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 107/2 - 2014  - pp.74-78  - doi:10.1007/s13149-014-0338-9
TITRE
Le noma évolutif, à propos de 55 observations vues au centre hospitalier universitaire Yalgado Ouedraogo de Ouagadougou

TITLE
Evoluting form of cancrum oris, about 55 cases collected at the Academic Hospital Yalgado Ouedraogo of Ouagadougou

RÉSUMÉ

Le noma est une maladie toujours d’actualité dans notre milieu. La mortalité et les lourdes séquelles de cette maladie font l’intérêt de cette étude. Dans une étude rétrospective allant de janvier 2003 à décembre 2012, nous avons colligé 55 cas de noma évolutif suivis au service de stomatologie et chirurgie maxillo-faciale du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouedraogo. Au plan épidémiologique, nous avons noté une incidence de 5,5 cas par an. L’âge moyen de nos patients était de 7,64 ans. Le sex-ratio était de 1,03. La majorité des patients était issue des classes défavorisées (96,4 %). Au plan clinique, il ressort qu’une forte proportion des patients a consulté après la chute de la gangrène (89,1 %) et présentait un mauvais état général (67,3 %) de même qu’une mauvaise hygiène bucco-dentaire (38,1%). Les atteintes étaient principalement jugales (25 %) et labiales (24,1 %). Le noma était associé principalement aux bronchopneumopathies, au paludisme et à l’infection au VIH (31,37 %). Le traitement médical a été basé sur la réanimation, la renutrition et l’antibiothérapie. Le traitement chirurgical a été essentiellement les soins locaux, la cicatrisation dirigée, souvent complété par des séquestrectomies. L’évolution a été marquée par une guérison dans 81,8 % des cas avec 60 % de lésions séquellaires. La mortalité a été de 14,5 %. L’efficacité de la lutte contre cette maladie passe par une vaste chaîne de solidarité aussi bien nationale qu’internationale.



ABSTRACT

The cancrum oris is still an up to date disease in our environment. The death rate and the after effects of this disease make all together the main interest of this survey. In a retrospective survey carried out from January 2003 to December 2012, we colligated 55 cases of progressive cancrum oris followed at the stomatological and maxillofacial surgery at the Academic Hospital Yalgado OUEDRAOGO. On the epidemiological level, we noticed an impact of 5.5 cases per year. The average age of our patients was about 7.64 with a sex ratio of 1.03. Most of the patients were from an underprivileged family (96.4%). On the clinical level, we noticed that most of the patients consulted only after the gangrene had fallen (89.1%) and were seriously affected (67.3%) with a bad oral and dental hygiene (38.1%). The attacks were mainly jugal (25%) and labial (24.1%). The cancrum oris was in most of the cases associated to broncho pneumonitis, malaria and to HIV infection (31.37%). For the medical treatment, we focused on resuscitation, re nutrition, hydro electrolytic rebalancing and antibiotherapy. The surgical treatment was essentially made on the affected areas, controlled skinning and most often followed by sequestrectomy. 81.8% of the patients recovered completely from the infection, 60% had after effect injuries. We recorded a death rate of 14.5%. In order to overcome this disease we need both national and international support.



AUTEUR(S)
T. KONSEM, M. MILLOGO, C. ASSOUAN, D. OUEDRAOGO

Reçu le 28 août 2013.    Accepté le 27 janvier 2014.

MOTS-CLÉS
Noma, gingivostomatite, Gangrène, Face, Enfants, Adultes, VIH, Hôpital, Burkina Faso, Afrique intertropicale

KEYWORDS
Cancrum oris, Gingivostomatitis, Gangrene, Face, Children, Adults, HIV, Hospital, Burkina Faso, Sub-Saharan Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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