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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 107/4 - 2014  - pp.246-251  - doi:10.1007/s13149-014-0357-6
TITRE
Perceptions des lipodystrophies chez les PVVIH à 10 ans de traitement antirétroviral au Sénégal

TITLE
Perceptions of lipodystrophy among PLHIV after 10 years of antiretroviral therapy in Senegal

RÉSUMÉ

Près du tiers des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et sous traitement antirétroviral sont atteintes de lipodystrophies en Afrique. Cet article vise à décrire leurs perceptions de ces troubles et les déterminants de ces perceptions, sur la base d’une étude qualitative par entretiens menée auprès de 20 patients atteints de lipodystrophies cliniques à Dakar, Sénégal. Alors que certaines atteintes sont clairement visibles, toutes les personnes ne s’en plaignent pas. Les hypertrophies semblent mieux tolérées, car perçues comme un excès pondéral signe d’opulence. Les formes atrophiques passent parfois inaperçues chez des personnes maigres, mais d’autres les vivent comme des stigmates, évitent de paraître en public et expriment une souffrance importante, particulièrement quand les troubles mettent leur statut social en danger. Les systèmes de soins devraient mieux prendre en compte les lipodystrophies et leurs effets psychosociaux car elles fragilisent l’observance et réduisent la qualité de vie des patients.



ABSTRACT

Nearly one-third of people living with HIV (PLHIV) and taking HAART develop lipodystrophy in Africa. This article aims to describe how they perceive these disorders and the determinants of these perceptions. It is based on a qualitative study using interviews conducted with 20 patients with clinical lipodystrophy in Dakar, Senegal. Not all of the interviewees complained, though some had clearly visible lipodystrophy. The hypertrophic form seems better tolerated when perceived as overweight, a sign of excess wealth. Atrophic forms sometimes go unnoticed in lean people, but others experience it as stigma, avoid appearing in public, and express significant suffering, especially when symptoms jeopardize their social status. Healthcare systems should take better account of lipodystrophy and its psychosocial effects because they weaken adherence and reduce patients’ quality of life.



AUTEUR(S)
A. DESCLAUX, S. BOYE

Reçu le 7 octobre 2012.    Accepté le 11 février 2014.

MOTS-CLÉS
Cohorte ANRS 1215, Lipodystrophies, Perceptions, Effets indésirables, PVVIH, VIH, ARV, Étude qualitative, Dakar, Sénégal, Afrique intertropicale

KEYWORDS
ANRS Cohort 1215, Lipodystrophy, Perceptions, Adverse Effects, PLHIV, HIV, ART, Qualitative Study, Dakar, Senegal, Sub-Saharan Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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