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Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 109/1 - 2016  - pp.31-38  - doi:10.1007/s13149-016-0469-2
TITRE
Identification des gîtes larvaires d’anophèles dans les foyers résiduels de faible transmission du paludisme « hotspots » au centre-ouest du Sénégal

TITLE
Identification of anopheles breeding sites in the residual foci of low malaria transmission «hotspots» in Central and Western Senegal

RÉSUMÉ

Dans les districts sanitaires de Mbour, Fatick, Niakhar et Bambey, situés au centre-ouest du Sénégal, l’utilisation de mesures de lutte efficaces a fait fortement baisser l’incidence du paludisme qui n’est actuellement sensible que dans des foyers résiduels de transmission encore appelés hotspots. Cette étude fait le point sur la place des gîtes larvaires d’anophèle dans la sélection des hotspots dans cette partie du Sénégal. Les prospections des gîtes larvaires ont été faites dans 6 villages hotspots et 4 villages non hotspots. Un prélèvement a été effectué dans chaque point d’eau présentant des larves de moustiques par la méthode de dipping et les spécimens collectés ont été identifiés au niveau genre. Des paramètres complémentaires ont été aussi relevés : nom du village et du gîte, type de collection, origine de l’eau, turbidité, présence de végétation, la proximité des habitations, coordonnées géographiques, dimensions. Au total soixante-deux stations ont été prospectées et surveillées entre 2013 et 2014. Les gîtes naturels temporaires ont été prédominants quel que soit le statut épidémiologique du village. Sur les 31 gîtes situés à moins de 500 mètres des habitations dans les villages hotspots, 70 % étaient positifs en larves d’anophèles en milieu de saison des pluies alors que 43 % des 21 gîtes situés à des distances similaires dans les villages non hotspots étaient positifs pendant la même période (P=0,042<0,05). En fin de saison des pluies, la tendance est la même avec 27 % de gîtes positifs dans les hotspots et 14 % dans les villages non hotspots. Les gîtes rencontrés dans les villages hotspots sont pour la plupart de petite à moyenne taille et sont plus productifs en larves d’anophèles que ceux retrouvés en zone non hotspot qui sont de plus grande taille. Cette étude a montré que la présence de nombreux gîtes larvaires de taille réduite et productifs en larves d’anophèle aux alentours et à l’intérieur des villages peut créer les conditions d’existence d’une transmission résiduelle.



ABSTRACT

Malaria incidence has markedly declined in the Mbour, Fatick, Niakhar and Bambey districts (central and western Senegal) thanks to a scaling up of effective control measures namely LLINs (Long Lasting Insecticide Treated Net), ACTs (Artesunate Combination Therapy) and promoting care seeking. However malaria cases are now maintained by foci of transmission called hotspots. We evaluate the role of anopheles breeding sites in the identification of malaria hotspots in the health districts of Mbour, Fatick, Niakhar and Bambey. Surveys of breeding sites were made in 6 hotspot villages and 4 non-hotspot villages. A sample was taken in each water point with mosquito larvae by dipping method and the collected specimens were identified to the genus level. Additional parameters as name of the village and breeding sites, type of collection, original water turbidity, presence of vegetation, proximity to dwellings, geographic coordinates, sizes were also collected. Sixty-two water collections were surveyed and monitored between 2013 and 2014. Temporary natural breeding sites were predominant regardless of the epidemiological status of the village. Among the 31 breeding sites located within 500 meters of dwellings in hotspots villages, 70% carried Anopheles larvae during the rainy season while 43% of the 21 breeding sites located at similar distances in non-hotspot villages carried Anopheles larvae during the same period (P = 0.042). At the end of the rainy season, the trend is the same with 27% of positive breeding sites in hotspots and 14% in non-hotspots villages. The breeding sites encountered in hotspots villages are mostly small to medium size and are more productive by Anopheles larvae than those found in non-hotspot area. This study showed that the high frequency of smallest and productive breeding sites around and inside the villages can create conditions of residual transmission.



AUTEUR(S)
O. SY, L. KONATÉ, A. NDIAYE, I. DIA, A. DIALLO, F. TAÏROU, E.L. BÂ, J.F. GOMIS, J.L. NDIAYE, B. CISSÉ, O. GAYE, O. FAYE

Reçu le 6 novembre 2015.    Accepté le 5 janvier 2016.

MOTS-CLÉS
Paludisme, Foyers résiduels de transmission, Hotspot, Gîtes larvaires, Takhoum Ndoundour, Djilakh, Keur Massouka, Diob Ndoffene, Bicole, Keur Martin, Ndiongolore, Gate, Seo, Toucar, Mbour, Fatick, Niakhar, Bambey, Sénégal, Afrique intertropicale

KEYWORDS
Malaria, Residual foci of transmission, Hotspots, Larval breeding sites, Takhoum Ndoundour, Djilakh, Keur Massouka, Diob Ndoffene, Bicole, Keur Martin, Ndiongolore, Gate, Seo, Toucar, Mbour, Fatick, Niakhar, Bambey, Sénégal, Sub-Saharan Africa

BIBLIOGRAPHIE
bspe.revuesonline.com/revues/51/10.1007/s13149-016-0469-2.html

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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