ACCUEIL

Consignes aux
auteurs et coordonnateurs
Nos règles d'éthique
Autres revues >>

Bulletin de la Société de Pathologie Exotique

0037-9085
 

 ARTICLE VOL 110/3 - 2017  - pp.147-159  - doi:10.1007/s13149-017-0557-y
TITRE
Les arbovirus ont aussi leur « rêve américain »

TITLE
Arboviruses Also Have an American Dream

RÉSUMÉ

Un certain nombre d’arbovirus originaires de l’Ancien Monde ont été introduits par l’homme sur le continent américain. Le premier d’entre eux fut le virus Amaril, arrivé du golfe de Guinée avec les esclaves entre le +-+SmallCaps+-+xvii+-+/SmallCaps+-+e et le +-+SmallCaps+-+xix+-+/SmallCaps+-+e siècles, suivi des virus de la dengue qui continuent d’envahir périodiquement les Amériques. Vint ensuite le virus West-Nile (WN) qui, après son introduction à New York en 1999, se répandit en quelques années dans tout le continent ou presque. Puis, en 2013, arriva à Saint-Martin le virus Chikungunya, initialement africain, mais qui, à la suite d’une épidémie qui sévit en Polynésie, s’est disséminé dans les Caraïbes et sur le continent américain, des États-Unis au Brésil. Enfin, le virus Zika qui circula également en Asie et dans le Pacifique avant d’atteindre le Brésil et de se diffuser à l’ensemble des pays de la région. Il faut voir, dans ces émergences inattendues, les conséquences de la mondialisation des échanges transocéaniques ; c’est donc bien l’homme qui est responsable de ces transports de virus à partir des continents africain et asiatique. Ce sont surtout les conditions de l’implantation de ces virus dans des écosystèmes qui leur étaient inhabituels qu’il nous faut analyser. Cela afin de comprendre les modalités de leur circulation qui nécessite l’adaptation à de nouveaux hôtes et à de nouveaux vecteurs qui peuvent être des espèces locales (comme les Culex vecteurs du virus WN), mais surtout des moustiques eux-mêmes introduits au préalable (comme Aedes aegypti et/ou Aedes albopictus pour les autres virus). Tous ces vecteurs ont développé, de longue date, une forte anthropophilie et, pour la plupart d’entre eux, une remarquable adaptation au milieu urbain, de sorte que les arboviroses en question se propagent à la fois dans un contexte rural et en ville. De telles émergences arbovirales vont sans aucun doute se poursuivre à l’avenir, de sorte qu’il est impératif d’élaborer des stratégies de prévention en repérant les mutations des virus ayant un potentiel d’émergence, en améliorant la sensibilité et la rapidité de nos systèmes de surveillance épidémiologique et en nous préparant à faire face à ce type d’événements à l’origine de véritables crises sanitaires internationales.



ABSTRACT

Some arboviruses that originated in the Old World have been introduced by humans into the American continent. The first of them was the yellow fever virus, coming from the West African coast with slaves in the 17th–19th centuries, followed by dengue viruses, which were always prevalent within the Americas. Next was the West Nile virus, introduced in New York in 1999, that spread in only a few years over the whole continent. Then, Chikungunya virus arrived on Saint Martin Island in 2013 after its outbreak in Polynesia; it is now widespread in the Caribbean Islands and on the American continent from the United States to Brazil. Finally, Zika virus, already active in Asia and in the South Pacific region, was introduced in Brazil and spread between the southern part of United States and south Brazil. These unexpected emergences are the consequence of the generalization of transoceanic trading; so, it is humans who are truly responsible for such transportation of viruses from the African and Asian continents. The mechanisms of virus establishment in unusual ecosystems have to be analyzed in order to understand the conditions for the circulation of the viruses, which supposes an adaptation to new hosts and vectors that are sometimes local species (like Culex vectors of West Nile virus) but mainly previously introduced mosquitoes (like Aedes aegypti and/or Aedes albopictus). Over time, all these vectors developed a strong anthropophily and, most of them, a remarkable adaptation to urban environment; hence, these arboviruses can disseminate both in rural and urban context. This type of arboviral emergences will certainly continue in the following years and we must imperatively develop preventive strategies by detecting virus mutations with capacity for emergence, enhancing the sensibility and rapidity of epidemiological surveillance, and becoming ready to face such events that cause a truly international health crisis.



AUTEUR(S)
F. RODHAIN

Reçu le 18 décembre 2015.    Accepté le 4 janvier 2017.

MOTS-CLÉS
Arbovirus, Viroses émergentes, Fièvre jaune, Dengue, West-Nile, Chikungunya, Zika, Moustiques vecteurs, Aedes aegypti, Aedes albopictus, Culex pipiens, Culex quinquefasciatus, Culex tarsalis, Culex nigripalpus, Haemagogus, Sabethes, Épidémiologie, Amériques

KEYWORDS
Arbovirus, Emerging viral diseases, Yellow fever, Dengue, West Nile, Chikungunya, Zika, Mosquito vectors, Aedes aegypti, Aedes albopictus, Culex pipiens, Culex quinquefasciatus, Culex tarsalis, Culex nigripalpus, Haemagogus, Sabethes, Epidemiology, American continent

BIBLIOGRAPHIE
bspe.revuesonline.com/revues/51/10.1007/s13149-017-0557-y.html

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
• Abonné (hors accès direct) : 34.95 €
• Non abonné : 34.95 €
|
|
--> Tous les articles sont dans un format PDF protégé par tatouage 
   
ACCÉDER A L'ARTICLE COMPLET  (217 Ko)



Mot de passe oublié ?

ABONNEZ-VOUS !

CONTACTS
Comité de
rédaction
Conditions
générales de vente

 English version >> 
Lavoisier